Comment calculer précisément ses besoins en calories au quotidien

découvrez comment calculer précisément vos besoins caloriques quotidiens pour mieux gérer votre alimentation et atteindre vos objectifs de santé.

Calculer prĂ©cisĂ©ment vos besoins caloriques quotidiens revient Ă  estimer la dĂ©pense Ă©nergĂ©tique totale de votre organisme sur 24 heures, puis Ă  l’ajuster selon votre objectif (perte de poids, maintien, prise de muscle) et votre rĂ©alitĂ© de terrain (activitĂ©, sommeil, stress, rĂ©cupĂ©ration). La mĂ©thode la plus fiable aujourd’hui combine le mĂ©tabolisme de base (MB/BMR) via la formule de Mifflin-St Jeor et un facteur d’activitĂ© reflĂ©tant Ă  la fois l’entraĂźnement et le NEAT (toutes les dĂ©penses hors sport). Le rĂ©sultat, souvent appelĂ© TDEE (Total Daily Energy Expenditure), constitue votre repĂšre calorique de dĂ©part. Ensuite, tout l’enjeu consiste Ă  affiner en observant vos variations de poids, vos mensurations, votre ressenti Ă  l’effort et vos performances, sur 2 Ă  3 semaines.

Ce guide dĂ©taille un protocole clair, conforme aux pratiques de la prĂ©paration physique moderne et aux recommandations issues des sciences du sport. Vous y trouverez les formules, des facteurs d’activitĂ© fiables, des exemples chiffrĂ©s, une rĂ©partition de macronutriments adaptĂ©e Ă  chaque objectif, et des repĂšres de progression rĂ©alistes. Pour aller Ă  l’essentiel dĂšs maintenant, vous pouvez utiliser un calculateur de calories gratuit performant, puis appliquer les ajustements proposĂ©s ici afin d’obtenir un plan nutritionnel opĂ©rationnel, durable et compatible avec la performance. L’ambition est simple : vous permettre de piloter votre Ă©nergie avec prĂ©cision, d’éviter les erreurs frĂ©quentes (dĂ©ficits trop agressifs, sous-estimation du NEAT, ratios de macros inadaptĂ©s), et d’aligner calories, entraĂźnement et rĂ©cupĂ©ration au quotidien.

Calculez vos besoins en calories, repas par repas

ConnaĂźtre son total journalier, c’est bien ; savoir comment le rĂ©partir dans l’assiette, c’est mieux. Cet outil calcule vos besoins caloriques d’entretien selon la formule Mifflin-St Jeor et votre niveau d’activitĂ© rĂ©el, puis les ventile automatiquement sur vos repas — du petit-dĂ©jeuner au dĂźner, collations comprises. Ajustez le nombre de repas et regardez la rĂ©partition se mettre Ă  jour en direct.

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Vos besoins journaliers, répartis repas par repas

Vos besoins d’entretien — kcal / jour

RĂ©partition indicative : petit-dĂ©jeuner 25 %, dĂ©jeuner 35–40 %, dĂźner 25–30 %, collation(s) 10–15 %. Ces besoins correspondent au maintien de votre poids actuel : retirez environ 300 Ă  500 kcal pour perdre du poids progressivement, ajoutez-en 200 Ă  300 pour une prise de masse propre.

Calcul prĂ©cis des besoins caloriques: BMR, TDEE et facteurs d’activitĂ©

Pour rĂ©pondre immĂ©diatement Ă  votre question, la mĂ©thode la plus fiable s’énonce en quatre Ă©tapes : 1) calculez votre BMR via Mifflin–St Jeor ; 2) multipliez-le par un facteur d’activitĂ© cohĂ©rent avec votre semaine type ; 3) ajustez selon l’objectif (dĂ©ficit pour maigrir, surplus pour la prise de muscle, maintien pour la stabilitĂ©) ; 4) vĂ©rifiez vos rĂ©sultats sur 14 Ă  21 jours et corrigez au besoin. Cette approche, validĂ©e par la littĂ©rature, Ă©quilibre exactitude scientifique et pragmatisme de terrain.

La formule Mifflin–St Jeor pour le mĂ©tabolisme de base est la suivante : Hommes : MB = 10 × poids(kg) + 6,25 × taille(cm) – 5 × Ăąge + 5. Femmes : MB = 10 × poids(kg) + 6,25 × taille(cm) – 5 × Ăąge – 161. Elle est considĂ©rĂ©e comme plus prĂ©cise pour la population actuelle que Harris–Benedict, grĂące Ă  des bases de donnĂ©es plus rĂ©centes. En 2026, elle reste la rĂ©fĂ©rence clinique et sportive pour la majoritĂ© des profils, exceptĂ© chez les athlĂštes Ă  forte masse maigre oĂč Katch–McArdle peut affiner l’estimation via la masse grasse mesurĂ©e.

Une fois le MB estimĂ©, choisissez un facteur d’activitĂ© rĂ©aliste. Les repĂšres robustes sont : SĂ©dentaire : 1,2 ; LĂ©gĂšrement actif : 1,375 ; ModĂ©rĂ©ment actif : 1,55 ; TrĂšs actif : 1,725 ; ExtrĂȘmement actif : 1,9. Soyez honnĂȘte avec votre semaine type : 10 000 pas par jour et 3 sĂ©ances de musculation justifient souvent « modĂ©rĂ©ment actif », tandis qu’un emploi physique cumulĂ© Ă  un entraĂźnement quotidien bascule vers « trĂšs actif ».

Exemple 1 : Camille, 34 ans, 1,68 m, 64 kg, 3 sĂ©ances/sem et 8 000 pas/jour. MB (Mifflin) ≈ 10×64 + 6,25×168 – 5×34 – 161 = 640 + 1 050 – 170 – 161 = 1 359 kcal. Facteur 1,55 : TDEE ≈ 2 106 kcal. Pour perdre 0,5 kg/sem, crĂ©ez un dĂ©ficit d’environ 500 kcal : objectif ≈ 1 600 kcal par jour, Ă  valider sur 2–3 semaines.

Exemple 2 : Nabil, 28 ans, 1,80 m, 80 kg, sport d’équipe + musculation 5×/sem. MB ≈ 10×80 + 6,25×180 – 5×28 + 5 = 800 + 1 125 – 140 + 5 = 1 790 kcal. Facteur 1,725 : TDEE ≈ 3 087 kcal. Pour une prise de muscle maĂźtrisĂ©e, ajoutez +300 Ă  +500 kcal : cible ≈ 3 400–3 600 kcal selon la rĂ©ponse individuelle et les charges d’entraĂźnement.

Pour exécuter sans erreur, suivez ce protocole en 6 étapes.

  1. Calculez le MB avec Mifflin–St Jeor (ou Katch–McArdle si vous connaissez votre masse maigre).
  2. SĂ©lectionnez un facteur d’activitĂ© conforme Ă  votre semaine type (entraĂźnement + NEAT).
  3. Fixez l’objectif calorique : TDEE (maintien), TDEE – 500/750 (perte), TDEE + 250/500 (prise).
  4. Choisissez votre rĂ©partition des macronutriments en fonction de l’objectif et du sport.
  5. Suivez poids, mensurations, forme Ă  l’entraĂźnement et qualitĂ© du sommeil sur 14–21 jours.
  6. Ajustez par paliers de ±150–200 kcal si la trajectoire s’écarte de la cible.
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Deux points de vigilance : Ă©vitez de descendre durablement sous 1 200 kcal (femmes) et 1 500 kcal (hommes) ; n’oubliez pas le NEAT, qui peut varier de plusieurs centaines de calories d’un jour Ă  l’autre. Un comptage trop strict est rarement nĂ©cessaire ; l’essentiel est la cohĂ©rence hebdomadaire et l’observation de marqueurs fiables.

En synthĂšse, un calcul prĂ©cis repose sur Mifflin–St Jeor, un facteur d’activitĂ© honnĂȘte et une boucle de rĂ©troaction bihebdomadaire. C’est cette itĂ©ration mesurĂ©e qui transforme un chiffre thĂ©orique en outil de performance.

Formules validĂ©es scientifiquement et prĂ©cisions terrain: Mifflin–St Jeor, Harris–Benedict, Katch–McArdle

Comprendre les formules renforce la confiance dans vos chiffres. Mifflin–St Jeor demeure la plus prĂ©cise pour la population gĂ©nĂ©rale. Harris–Benedict, historique, tend Ă  surĂ©valuer le MB chez certains profils. Katch–McArdle intĂšgre la masse maigre et devient judicieuse lorsque votre pourcentage de gras est mesurĂ© de façon fiable (DXA, plĂ©thysmographie, plicomĂ©trie bien conduite). Chez les athlĂštes Ă  forte masse musculaire, cette derniĂšre affine la dĂ©pense au repos et peut Ă©viter de sous-alimenter les journĂ©es d’entraĂźnement intenses.

Pourquoi ces divergences ? Les bases de donnĂ©es et les cohortes Ă  partir desquelles ont Ă©tĂ© bĂąties les Ă©quations ne sont pas identiques. Les morphotypes actuels, plus hĂ©tĂ©rogĂšnes, ont conduit la recherche Ă  privilĂ©gier Mifflin–St Jeor. Pour autant, l’erreur rĂ©siduelle de ±10 % impose une validation empirique : suivez l’évolution du poids, de la glycĂ©mie Ă  jeun (si vous la mesurez), de la perception de l’effort et des performances clĂ©s (vitesse, force, puissance). Un athlĂšte qui plafonne Ă  l’entraĂźnement ou somnole en journĂ©e manque souvent d’énergie assimilable, malgrĂ© un TDEE thĂ©orique « correct ».

Pour accĂ©lĂ©rer la mise en pratique, un calculateur de calories bien conçu permet de gĂ©nĂ©rer MB, TDEE et scĂ©narios d’objectifs en quelques secondes. L’intĂ©rĂȘt n’est pas de dĂ©lĂ©guer votre comprĂ©hension, mais d’éviter les erreurs de saisie et de multiplier facilement les simulations : semaine avec deux sĂ©ances HIIT ? mini-stage de vĂ©lo ? pĂ©riode d’examens plus sĂ©dentaire ? Adaptez vos facteurs en consĂ©quence et comparez.

Quelques cas typiques aident Ă  dĂ©cider : 1) RĂ©athlĂ©tisation aprĂšs blessure : privilĂ©giez Mifflin–St Jeor, ajustez le facteur d’activitĂ© Ă  la baisse et protĂ©gez la masse maigre via un apport protĂ©ique Ă©levĂ©. 2) Sauts de charge (camp d’entraĂźnement) : utilisez Katch–McArdle si la masse grasse est connue, montez franchement les glucides pour reconstituer le glycogĂšne. 3) Perte de poids chez un profil sĂ©dentaire mais agitĂ© (NEAT Ă©levĂ©) : Mifflin–St Jeor + facteur modĂ©rĂ©, traquez les pas journaliers et l’agitation.

Comment valider votre dĂ©pense et rĂ©duire l’incertitude

La validation par le rĂ©sultat reste la norme. Si la perte attendue est de 0,5 kg/sem et que la balance se fige, examinez : la prĂ©cision des portions, la prise en compte des boissons sucrĂ©es et des huiles, le sommeil (une dette de sommeil perturbe les signaux de faim), et la variabilitĂ© du NEAT (certains jours « sans » vous ferez 3 000 pas de moins). Une correction de ±150–200 kcal suffit souvent.

Pour visualiser les Ă©tapes de calcul et l’interprĂ©tation des rĂ©sultats, cette recherche vidĂ©o peut vous aider Ă  consolider la mĂ©thode avant de passer Ă  la rĂ©partition des macronutriments.

Retenez enfin qu’aucune formule ne remplace l’observation et que l’incertitude statistique se compense par une routine de suivi cohĂ©rente. C’est la rĂ©pĂ©tition des bons choix, pas la prĂ©cision au kilocalorie prĂšs, qui sculpte la trajectoire.

RĂ©partir les macronutriments et organiser ses repas selon l’objectif

Une fois la cible calorique Ă©tablie, la rĂ©partition des macronutriments conditionne la performance, la rĂ©cupĂ©ration et la composition corporelle. Les repĂšres suivants s’alignent avec les recommandations sportives actuelles : protĂ©ines : 1,6–2,2 g/kg de poids corporel (jusqu’à 2,4 g/kg en dĂ©ficit marquĂ©), lipides : 0,8–1,2 g/kg (sans descendre durablement sous 20 % des calories), puis glucides : le reste pour soutenir l’entraĂźnement et reconstituer le glycogĂšne. En pourcentages, un cadre fonctionnel reste 25–35 % protĂ©ines, 20–35 % lipides, 45–65 % glucides, Ă  moduler selon votre sport et vos prĂ©fĂ©rences.

Dans la pratique, nous recommandons d’ancrer d’abord les protĂ©ines et les lipides, puis de faire varier les glucides selon la charge d’entraĂźnement. Les jours de force pure ou de faible volume, un ratio glucidique modĂ©rĂ© peut convenir. Les journĂ©es d’endurance, d’intervalles ou Ă  double sĂ©ance exigent davantage de glucides pour prĂ©server l’intensitĂ© et la qualitĂ© technique.

Macronutriment Calories/gramme Repùres (%) Repùres (g/kg) Exemple 2 000 kcal
ProtĂ©ines 4 25–35 % 1,6–2,2 150 g (30 % = 600 kcal)
Glucides 4 45–65 % Variable selon charge 225 g (45 % = 900 kcal)
Lipides 9 20–35 % 0,8–1,2 56 g (25 % = 500 kcal)

Le choix des glucides influence autant la performance que la satiété. Les céréales complÚtes, les tubercules, les fruits, et une partie de glucides rapides autour des séances constituent un équilibre pertinent. Pour approfondir la planification glucidique au quotidien et comprendre comment la moduler selon votre activité, consultez ce guide détaillé sur les glucides au quotidien.

Un exemple concret : Camille vise 1 600 kcal pour maigrir. Elle ancre ses protĂ©ines Ă  2,0 g/kg : 128 g (512 kcal), fixe ses lipides Ă  0,9 g/kg : 58 g (522 kcal). Il reste 566 kcal pour les glucides : ~140 g. Les jours de HIIT, elle augmente ses glucides de 30–40 g (en rĂ©duisant lĂ©gĂšrement les lipides) afin de soutenir l’intensitĂ©, puis revient au schĂ©ma de base les jours plus calmes.

Structurer des repas performants, simples et rassasiants

Sur le terrain, des repas « gabarits » gagnent un temps prĂ©cieux : une source de protĂ©ines maigres, une portion de fĂ©culents adaptĂ©e Ă  la sĂ©ance, des lĂ©gumes variĂ©s, une source de graisses de qualitĂ©, et un fruit. En soirĂ©e, une collation chaude riche en protĂ©ines et fibres peut amĂ©liorer la satiĂ©tĂ© et la qualitĂ© du sommeil. Par exemple, un bowl cake au skyr ou aux blancs d’Ɠufs convient Ă  de nombreux profils ; si le sujet vous intĂ©resse, voyez cet Ă©clairage sur l’intĂ©rĂȘt de manger un bowl cake le soir.

Deux garde-fous : 1) les rĂ©gimes trop pauvres en protĂ©ines peuvent nuire Ă  la rĂ©cupĂ©ration, Ă  la masse maigre et Ă  la satiĂ©té ; 2) inversement, dans des contextes mĂ©dicaux prĂ©cis (pathologies rĂ©nales notamment), une alimentation plus pauvre en protĂ©ines peut ĂȘtre indiquĂ©e avec suivi professionnel. Le bon sens consiste Ă  aligner apports et besoins rĂ©els, en s’appuyant sur vos marqueurs de performance et votre Ă©tat de santĂ©.

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Enfin, travaillez vos habitudes : batch-cooking le week-end, liste de courses centrĂ©e sur les basiques, et hydratation rĂ©partie sur la journĂ©e. Ce sont ces routines qui rendent une rĂ©partition de macros viable au long cours. Le message-clé : une bonne rĂ©partition se mesure Ă  l’énergie Ă  l’entraĂźnement, Ă  la satiĂ©tĂ© et Ă  la progression, pas Ă  une rĂšgle figĂ©e.

Adapter ses calories jour aprÚs jour: entraßnement, NEAT, sommeil et variabilité réelle

Votre dĂ©pense Ă©nergĂ©tique n’est pas statique. Deux facteurs pĂšsent particuliĂšrement lourd : le NEAT (mouvements non liĂ©s Ă  l’exercice) et la qualitĂ© de la rĂ©cupĂ©ration (sommeil, stress, charge mentale). Chez des individus actifs, le NEAT peut varier de 200 Ă  600 kcal par jour selon le temps passĂ© debout, la marche, les escaliers, la gestuelle professionnelle. Ignorer cette variabilitĂ© explique pourquoi un dĂ©ficit « sur le papier » ne produit pas la perte de poids attendue.

Construisez une routine de repĂšres : objectif de pas quotidien, pauses actives, station debout intermittente si vous travaillez au bureau, et dĂ©placements Ă  pied dĂšs que possible. L’idĂ©e n’est pas de transformer chaque journĂ©e en sĂ©ance cachĂ©e, mais d’éviter la sĂ©dentaritĂ© passive qui fait chuter la dĂ©pense sans s’en rendre compte.

Le sommeil module finement l’appĂ©tit via la ghrĂ©line et la leptine : une restriction de sommeil peut augmenter l’appĂ©tence pour les aliments denses en Ă©nergie et rĂ©duire l’envie d’entraĂźner fort. À l’échelle d’une semaine, 1 Ă  2 nuits Ă©courtĂ©es suffisent Ă  dĂ©railler un dĂ©ficit modĂ©rĂ©. Ciblez 7–9 heures, avec une fenĂȘtre rĂ©guliĂšre, et planifiez les apports glucidiques en soirĂ©e les jours trĂšs intenses pour favoriser l’endormissement.

Les journĂ©es d’entraĂźnement influencent la partition des calories : 1) Endurance longue : hausse des glucides avant/pendant/aprĂšs, lipides modĂ©rĂ©s, protĂ©ines stables ; 2) Force/power : glucides ciblĂ©s autour de la sĂ©ance, protĂ©ines adaptĂ©es, lipides inchangĂ©s ; 3) Repos/technique : glucides un peu abaissĂ©s, lĂ©gumes et protĂ©ines hautes pour la satiĂ©tĂ©. Cette « pĂ©riodisation nutritionnelle » amĂ©liore la capacitĂ© Ă  dĂ©livrer l’intensitĂ© tout en respectant la cible calorique hebdomadaire.

Le stress chronique modifie aussi la rĂ©gulation Ă©nergĂ©tique. Routines respiratoires, plages de dĂ©connexion numĂ©rique et exposition Ă  la lumiĂšre naturelle aident Ă  stabiliser l’appĂ©tit et la motivation. Si votre suivi montre une faim anarchique ou une fatigue persistante, réévaluez la charge d’entraĂźnement et, temporairement, remontez lĂ©gĂšrement l’apport Ă©nergĂ©tique (par pas de 150–200 kcal) pour casser le cercle vicieux.

Cas pratiques: ajustements intelligents sans tout bouleverser

Cas 1 : Semaine avec 2 matchs + 2 sĂ©ances. Augmentez les glucides de +30–50 g les veilles et jours de match, rééquilibrez sur les jours calmes. Cas 2 : DĂ©placement professionnel sĂ©dentaire. Conservez les protĂ©ines, abaissez de −40–60 g de glucides et augmentez la marche post-repas. Cas 3 : Nuit blanche imprĂ©vue. Maintenez l’hydratation, fractionnez les apports sur 4–5 prises rassasiantes, privilĂ©giez la densitĂ© micronutritionnelle et allĂ©gez l’intensitĂ© de la sĂ©ance prĂ©vue.

Ce pilotage fin n’exige pas d’obsession : il repose sur quelques leviers dĂ©terminants activĂ©s au bon moment. Leitmotiv : anticipez les journĂ©es « hautes » et amortissez les journĂ©es « basses », pour que votre moyenne hebdomadaire reste alignĂ©e Ă  l’objectif.

Perdre du poids ou prendre du muscle: calibrer déficit ou surplus en sécurité

La prĂ©cision calorique se concrĂ©tise lorsqu’on dĂ©finit l’amplitude de dĂ©ficit ou de surplus. Pour une perte de poids durable, un dĂ©ficit de 500–750 kcal/jour induit en moyenne 0,5–1,0 kg/sem selon le gabarit, l’adhĂ©rence et le NEAT. Les approches plus agressives (−1 000 kcal/j) accroissent le risque de baisse de la dĂ©pense (thermogenĂšse adaptative), de perte musculaire et d’irritabilitĂ© alimentaire. À l’inverse, pour une prise de muscle « propre », un surplus de +250–500 kcal/j suffit Ă  stimuler l’hypertrophie avec un gain de gras limitĂ©.

Ce cadrage s’accompagne d’un socle protĂ©ique robuste (1,6–2,2 g/kg), d’une progression de charges Ă  l’entraĂźnement, et d’un sommeil protĂ©gĂ©. Le tempo rĂ©aliste d’une prise de muscle chez un pratiquant intermĂ©diaire se situe autour de 0,25–0,5 kg/mois, lĂ  oĂč une perte de masse grasse bien conduite peut ĂȘtre deux Ă  trois fois plus rapide. Rappelez-vous que les premiĂšres semaines rĂ©servent parfois des fluctuations hydriques ; on Ă©value donc sur une moyenne glissante.

Pour dĂ©terminer le point de dĂ©part cohĂ©rent avec votre style de vie et les repĂšres 2026, ce guide opĂ©rationnel sur combien de kcal par jour pour maigrir vous donnera des ordres de grandeur et des stratĂ©gies de terrain. Associez-le Ă  votre TDEE et Ă  vos donnĂ©es d’entraĂźnement pour verrouiller le plan.

Évitez trois Ă©cueils : 1) descendre sous 1 200/1 500 kcal (F/H) hors supervision, 2) supprimer brutalement les glucides sur des semaines Ă  forte charge (contre-productif pour la performance), 3) nĂ©gliger l’hydratation et le sodium en pĂ©riode de dĂ©ficit, ce qui peut miner le tonus et la qualitĂ© de sĂ©ance.

Protocole d’ajustement et monitoring

Monitorer, c’est gagner : pesez-vous 3 fois/semaine au rĂ©veil, suivez un tour de taille hebdomadaire, notez 2–3 indicateurs de performance (RPE, barres clĂ©s, allures). Si la tendance ne correspond pas Ă  l’objectif aprĂšs 14–21 jours, ajustez de ±150–200 kcal et/ou de ±25–40 g de glucides autour des sĂ©ances. En surplus, privilĂ©giez l’augmentation par les glucides et un peu de lipides, pas uniquement par des protĂ©ines dĂ©jĂ  suffisantes.

Pour un pas-Ă -pas visuel sur la construction d’un dĂ©ficit/surplus et l’organisation des repas autour des sĂ©ances, explorez cette recherche vidĂ©o.

Mise en garde utile : la tentation d’en faire trop trop vite coĂ»te cher. PrĂ©fĂ©rez la constance et une marge de manƓuvre modĂ©rĂ©e, que vous pourrez tenir pendant des mois. C’est ainsi que l’on conjugue esthĂ©tique, santĂ© et performance sur le long cours.

À quelle frĂ©quence recalculer ses besoins en calories ?

Actualisez votre TDEE tous les 5–10 kg de variation de poids, ou toutes les 8–12 semaines si votre activitĂ© change. Recalculez immĂ©diatement en cas de modification majeure de routine (nouveau travail, prĂ©paration spĂ©cifique, blessure).

Faut-il manger exactement les mĂȘmes calories chaque jour ?

Pas nĂ©cessairement. Le cyclage calorique (jours hauts/bas) fonctionne bien si la moyenne hebdomadaire correspond Ă  la cible. RĂ©partissez surtout les glucides selon la charge d’entraĂźnement, tout en gardant des protĂ©ines stables.

Les calories sont-elles toutes Ă©quivalentes ?

Sur le plan Ă©nergĂ©tique oui ; sur le plan nutritionnel non. 200 kcal de soda n’apportent ni fibres ni micronutriments, contrairement Ă  200 kcal d’aliments bruts. Pour la performance et la santĂ©, privilĂ©giez la densitĂ© nutritionnelle.

Que se passe-t-il si l’on mange moins que son mĂ©tabolisme de base ?

Un apport durable sous le MB favorise la fatigue, la perte de masse maigre, les perturbations hormonales et la baisse de la dépense (thermogenÚse adaptative). Maintenez un déficit modéré et protégez votre sommeil.

Doit-on compter les calories indĂ©finiment ?

Non. Le comptage est un outil pĂ©dagogique. Avec l’expĂ©rience, on peut passer Ă  une approche par repĂšres visuels et macros approximatifs, tant que les marqueurs (poids, performances, satiĂ©tĂ©) restent alignĂ©s Ă  l’objectif.

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